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| Fac Médecine de l'UGANC Etudiants et policiers s'affrontent... | | Imp | | Envoyer |
| Écrit par Bangoura NFamara |
| Mardi, 16 Mars 2010 22:14 |
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Fac de médecine de l'UGANC Etudiants et policiers s'affrontent... Le 16 mars, aux environs de 9h 30, les étudiants de la Faculté de médecine odonto-stomatologie de l'Université de Conakry ont violemment manifesté leur colère contre les autorités universitaires. Ils ont brûlé des pneus dans l'enceinte du campus, brisé les vitres du bâtiment principal et exigé le départ du recteur, Yazora Soropgui, qu'ils accusent d'être incapable de résoudre la crise qui secoue leur fac depuis deux mois. La police est intervenue en lançant du gaz lacrymogène en direction des étudiants grévistes. Ce qui a mis le feu aux poudres. Les étudiants ont riposté par des jets de cailloux. Après quelques échauffourées, les étudiants ont vidé le campus. Beaucoup d'entre eux se sont rabattus vers l'autoroute Fidel Castro, où ils ont brûlé des pneus. Il a fallu l'arrivée d'une nouvelle vague de policiers pour que les grognards se dispersent. Ils ont été poursuivis, jusque dans les quartiers environnants, notamment à la Sig Madina et à Colèah. Dans l'anonymat, un étudiant a confié: "Nous demandons le départ de tous nos responsables à la Fac de médecine, mais surtout du Recteur qui ne fait rien. Ils veulent nous faire passer 10 ans sur les bancs de l'université, sans aucune mesure d'accompagnement. A part cette affaire, nous rencontrons d'autres plus graves: Par exemple cette année, à la Fac de médecine, les profs ont retiré de l'argent aux étudiants qui n'avaient pas eu leur moyenne pour les faire passer en classe supérieure. Ça n'étudie pas très bien. S'ils ne trouvent pas la solution à nos problèmes, rien ne sera plus tranquille à Gamal..." Un autre d'ajouter: "Nous sommes prêts à aller jusqu'au bout. Nous n'allons jamais croiser les bras pour laisser des petites personnes nous retarder pour rien. Nous exigeons leur départ..." A rappeler que cette grève a débuté depuis près de deux mois, lorsqu'à la Fac de médecine on a prolongé le cycle universitaire de 6 à 10 ans sans aucune mesure d'accompagnement. Les étudiants voyant que cette action n'était pas en leur faveur ont préféré bouder l'école. Plusieurs fois, ils ont essayé d'approcher les autorités universitaires pour les ramener à la raison, mais en vain. Chaque jour qui passait, la situation devenait de plus en plus grave. Quelques jours après sa prise de fonction, le nouveau ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique Georges Ghandi Faraguet Tounkara a rencontré les étudiants dans la salle des fêtes de l'UGANC pour débattre de leur problème. Au sortir de cette réunion, on croyait que tout allait être rose. Quelques jours après, les autorités universitaires auraient demandé aux représentants des étudiants de s'excuser publiquement devant la Caméra de la RTG, ce que ces derniers ont catégoriquement refusé. Le bras de fer recommençait une nouvelle fois. Aux dires de certains étudiants, le Président de la Transition, le Général Sékouba Konaté a été saisi de l'affaire. A cette allure, il y a lieu de s’interroger: à quand la fin de cette grève? |
