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Présidentielle du 27 juin 2010
Avant le verdict, c'est la psychose
Mardi 20 juillet quelques heures avant la proclamation des résultats de la présidentielle du 27 juin par la Cour suprême, Kaloum, centre administratif et des affaires s'est vidé de ses occupants.
Les banques et assurances qui d'habitude ferment à16h, l'ont fait dès 14h.
Les marchands ambulants et étalagistes se hâtent de regagner la banlieue. " J'ai pas peur. Mais puisque tout le monde autour de moi plie bagages, je ne peux pas ne pas faire comme eux. Je préfère suivre les résultats chez moi", nous dit un petit commerçant.
"Ne laissez pas les enfants sortir avant notre retour, retenez-les! Car nous ne savons pas ce qui va se passer", ordonne une mère de famille à son employée de maison au téléphone. " Je ne comprends pas pourquoi les gens aiment dramatiser les choses ici. Ils sont inquiets comme si on se préparait à une guerre. Partout c'est la panique. Or, c'est une simple proclamation de résultats", déplore un agent d'une banque. Pour cet autre: " Ce n'est pas la guerre, mais connaissant la mentalité de certains de nos compatriotes, je crains des affrontements et la casse, notamment en banlieue; c'est là-bas, que l'on retrouve les plus grands protestataires. Donc, pour des mesures de sécurité, beaucoup prennent le chemin du domicile".
Les arrêts bus et taxi, généralement pris d'assaut par les passagers, sont déserts. La circulation est fluide.
Depuis un certain temps déjà, les activités, tant à Conakry qu'à l'intérieur du pays, tournent au ralenti. Les regards des Guinéens sont tournés vers la Cour suprême.
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