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| Silence, on s’oppose ! | | Imp | | Envoyer |
| Écrit par Diallo Souleymane |
| Vendredi, 28 Août 2009 11:28 |
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L’opposition la plus bête d’Afrique que Lapin Doré de l’UPG a vaillamment localisée en Guinée est en passe de devenir le conglomérat le plus prudent, le plus silencieux, le plus frileux, le plus peureux. De 1992 à 2009, elle a pratiquement tout vu, tout entendu, tout encaissé. Comparée à ses sorties fulgurantes à l’occasion de la présidentielle de 1993, l’on se rend compte qu’elle s’est totalement ramollie en 2009. Rien ou presque, ne saurait l’émouvoir aujourd’hui. Elle qui a goûté aux délices de la prison et aux saveurs de l’intimidation. Fory Coco l’a vu naître. Il a refusé qu’elle grandisse. Elle a joué le jeu. Il a refusé qu’elle s’exprime. Elle a joué le jeu. Il a refusé qu’elle s’épanouisse. Elle a joué le jeu. Il a refusé qu’elle s’unisse. Elle a joué le jeu. Il a refusé qu’elle se disloque. Elle a joué le jeu. Il a refusé qu’elle meure. Elle a joué le jeu. Il l’a aidé à vivoter. Elle a joué le jeu. En décembre 2008, elle en a appelé au changement. L’armée a joué le jeu. Huit mois après, elle ne sait ni ce qu’il faut dire, ni ce qu’il faut faire, ni ce qu’il faut vouloir. Elle ne manque pas de soucis. En 1993, elle a mobilisé du monde pour occuper la chaussée, déployer les pancartes, instaurer la démocratie et gagner la présidentielle. Le pouvoir a brandi le bâton pour l’en dissuader. Au nom de la loi anti-casse. Il a usé de coups de feu de joie pour corriger les insuffisances des urnes et occuper le trône. Les “considérants ” de Lamine Sidimé ont fait le reste. Les Guinéens du pouvoir et de l’opposition, ont démarré le train d’une démocratie bien bancale. On n’en est pas encore à la première gare. Malgré les nombreux sacrifices de juin 2006, ceux de janvier-février 2007, les affres de l’état de siège et le carnage du Pont Tombo. Comme tout le monde est sorti vaincu de la mort de Fory Coco, l’opposition la plus bête d’Afrique a cru bon de compter sur les capitaines pour parvenir à la démocratie pleine et entière. Ceci, après 24 ans de pouvoir que les généraux ont exercé à travers des civils bien dociles et bien cupides. Le mercredi 19 août à la Case de Bellevue, le patron de la junte guinéenne a levé un coin de voile sur ses propres capacités et sa propre volonté d’instaurer sa propre démocratie. La presse a joué le jeu. Comme d’habitude, les partis politiques se sont tus. A l’exception de deux : les Nouvelles Forces Démocratiques de Mouctar Diallo et l’Union des Forces du Changement de Aboubacar Sylla. Bien qu’il y ait beaucoup d’autres forces au sein des Forces vives, bien que les leaders politiques aient subi des attaques en règle comme s’ils étaient des dealers invétérés dans un pays aussi narco que le nôtre, on n’aura entendu personne répliquer, ni dans un sens, ni dans un autre. Naturellement et comme à ses habitudes aussi, la RTG n’a pas réuni la dose d’éthique et de déontologie nécessaire pour leur tendre le micro. Pourtant, aujourd’hui, les Guinéens sont à l’écoute. On voudrait bien savoir si nos partis d’opposition sont toujours dans l’opposition. C’est grâce à le dernière sortie d’El Dadis que cette phrase échappe à la tautologie. Et nous voilà en plein dans nos occasions manquées. La transition d’El Dadis est venue gentiment s’y ajouter. |
