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| Ça casse, ça passe ! | | Imp | | Envoyer |
| Écrit par Diao Diallo |
| Dimanche, 07 Mars 2010 20:44 |
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Ça casse, ça passe ! Bêtement, on pensait les infractions au code de la route le seul écueil à la fluidité et à la sécurité de la circulation dans notre capitale. C’était sans compter avec les dos d’âne qui peuplent Conacrime. Des Conacrikas,faux spécialistes de la chose, se font cantonniers. Il suffit que l’on construise une ruelle quelque part pour que ces “experts” en génie civil surgissent du fond des quartiers pour décider de l’implantation ici et là de ces barrières emmerdantes. Façon à eux de discipliner les conducteurs, trop pressés à leurs yeux, de conjurer le trop de poussière, les risques d’éclaboussement, selon les saisons et de sécuriser leur famille. On évoque aussi quelque aigreur, du genre: “Tu vois ce type-là ? Il est vraiment gonflé! Depuis qu’il a une voiture, il passe ici à toute allure, sans nous saluer. Mais attends toun, il va voir! ”. Le lendemain, sable, ciment, gravier sont réunis et dos d’âne est né! Seulement voilà, dos d’âne pour dos d’âne est vraiment cassant. Y a-t-il un chauffard à Conacris qui ne soit hanté par ces fameux obstacles anormaux? Beaucoup y perdent le nord, les pièces de leur engin qui se détachent, qui cassent: pare-chocs, carters, suspensions, pots d’échappement…D’autres s’y fracassent, tombent. Surtout les motocyclistes, subitement pris au piège de ces obstacles non signalés. Au lieu de dos d’âne normalisés, on a affaire à digue. Une vraie hauteur, une montagne redoutée même des 4x4. En rase campagne, leur rencontre inopinée entraîne des conséquences souvent dramatiques. La vitesse, combinée à l’effet de surprise, entraîne un freinage brutal. Des accidents graves en résultent. Il arrive que Leurs Excellences sonnent le glas des dos d’âne. Quand leurs grosses cylindrées sont secouées par ces impertinents ouvrages. Les dos d’âne ou “gendarmes couchés” sont des ralentisseurs dont l’implantation obéit à des normes précises. Ils sont du ressort des TP. L’interférence intempestive de citoyens qui jouent aux cantonniers relève de l’anarchie, sur fond d’égoïsme. Il y a lieu de réagir, sans tarder, d’ici que ces fameux ouvrages “made in quartier” ne finissent de casser le peu de routes, de teuf-teufs et de poutoupoutou dans le bled. |
