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| Bon ramadan, quand même ! | | Imp | | Envoyer |
| Écrit par La Maï-Bah |
| Samedi, 12 Septembre 2009 00:00 |
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En ce mois saint du ramadan, le premier de la Transition, les femmes ne cessent pas de déchanter dans nos marchés. Pour cause de hausse "éternelle" des prix des denrées de première nécessité, en cette période de pénitence. Elles vont au marché pleines d'espoir, mais en ressortent avec un panier quasi-vide. La mine serrée, elles s'en remettent au Tout-Puissant Allah. Conséquence ? Bon nombre de ménagères éprouvent d'énormes difficultés à varier le menu en famille. La viande ? Connais pas. Prix inabordable. Le kilo est vendu à 15 000 FG parfois plus. Cela a permis aux vendeuses de poisson de se frotter les mains. Car, elles ont vite fait de monter leurs prix. Imaginez que pour avoir un petit poisson , il faut 10 000 FG au moins. Les prix des légumes et autres condiments ont aussi doublé à Cona-cris. Selon Mme D., une ménagère de Hamdallaye, ce qui est paradoxal, c'est que même les produits locaux sont chers. Pour les produits importés, les commerçants accusent le dollar ou l'euro. Par ailleurs, de nombreuses femmes, vendeuses d'attieké et autres restauratrices se plaignent aussi de ne plus joindre les deux bouts, parce que les dépenses qu'elles effectuent dépassent de loin les bénéfices. Elles travaillent donc à perte. EIles sont ainsi nombreuses à avoir tout abandonné, pour se reconvertir à d'autres activités. Et dans la plupart des quartiers de Cona-cris, couper le jeûne est devenu une véritable préoccupation. C'est dire que malgré l'avènement du CNDD, on ne parvient toujours pas à contrôler les prix. Quel libéralisme, plutôt quel libertinage ! El Dadis et son équipe, en lieu et place des dons de riz à certains quartiers de la capitale, auraient dû s'occuper de ces prix qui grimpent à n'en plus finir. Tout le monde en serait soulagé. Bon ramadan, tout de même ! |
