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Risques majeurs à l’accouchement ! PDF  | Imp |  Envoyer
Écrit par La Maï-Bah   
Vendredi, 28 Août 2009 12:17

«Complications graves pendant l'accouchement, risques de césariennes, fortes hémorragies», mentionne l’étude publiée le 2 juin dernier par l'Organisation mondiale de la santé. Avec cette précision que les femmes ayant subi une mutilation sexuelle féminine  ont sensiblement plus de risques d'éprouver des difficultés lors de l'accouchement, et leurs bébés sont davantage exposés au risque de mourir.

Chez les femmes qui ont subi la forme la plus extrême de mutilation, le risque de césarienne serait en moyenne de 30% supérieur par rapport à celles qui n'ont subi aucune mutilation. De même, le risque d'hémorragie du post-partum (après accouchement) est de 70% plus élevé chez les femmes ayant subi une mutilation de type III (ablation des lèvres et clitoris). Cette étude précise tout de même que les raisons pour lesquelles la mutilation sexuelle féminine (MSF) est cause de complications accrues lors de l'accouchement ne sont pas encore parfaitement établies, elle souligne que la relative inélasticité du tissu cicatriciel pourrait entraîner une déchirure des tissus autour du vagin lors de l'accouchement. L'obstruction pourrait être cause de travail prolongé, ce qui augmente le risque de césarienne, d'hémorragies importantes, de détresse chez le nouveau-né, et par conséquent, de mortinaissance. Selon l'étude, les femmes ayant subi une MSF sont également plus nombreuses à devoir subir une épisiotomie (incision du périnée). Joy Phumaphi de l’OMS  souligne que grâce à cette étude, il a été établi désormais pour la première fois, que les femmes qui ont subi une MSF courent un risque majeur lors de l'accouchement. Il estime que bien que la pratique de la MSF soit ancrée dans la culture et la tradition de la plupart des communautés africaines, on ne devrait pas lui permettre de se maintenir. D’après le Professeur Emily Banls de Australian National University, «cette étude montre que si l'on enregistre environ 5% de mortinaissances ou de décès néonatals chez les femmes n'ayant pas subi de MSF, ce chiffre atteint 6,4% chez les femmes présentant une mutilation. Dans de nombreuses parties d'Afrique, ces taux sont encore plus élevés et l'impact des MSF est sans doute encore plus grand».
 

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